Ring rapporte le cas d'une patiente de 24 ans ayant pour antécédent un eczéma dishydrosique depuis 1 ans et un eczéma de contact au nickel qui a présenté une poussée d'eczéma après la première injection d'un vaccin plasmatique (Heptavax*) qui contient comme nous l'avons vu du formaldéhyde et du thimerosal comme conservateur. La patiente a été alors traitée par dermocorticoides et après la guérison la patiente a été testée avec la batterie standard.
Les tests ont montré une réaction au nickel et au formaldéhyde. Il n'y avait pas de réaction au mercurothiolate. Les patchs tests, et les pricks tests à l'Heptavax* étaient négatifs. La patiente a bénéficié d'une 2ème injection vaccinale et a présenté à nouveau une poussée d'eczéma principalement au niveau des mains 3 à 4 heures après l'injection spontanément résolutive. La 3 éme injection pratiquée 3 mois plus tard n'a pas donné de réaction eczémateuse mais uniquement un prurit diffus le lendemain de l'injection de durée brève. Ring conclué donc que l'eczéma de la patiente a été exacerbé par les injections vaccinales et que le constituant vaccinal en cause est le formaldéhyde (132). Ring signale en outre que l'allergie au formaldéhyde est fréquente environ 4% de la population générale et serait encore plus fréquente dans le personnel médical (environ 30% des sujets) (133, 134).
L'auteur préconise donc de pratiquer des tests intradermiques avec le vaccin contre l'hépatite B avant de vacciner les sujets allergiques au formaldéhyde et de vacciner ces sujets en cas de réaction négative ou de s'abstenir en cas de réaction positive. Chez les sujets présentant un eczéma de contact préexistant, il est possible qu'il y ait une exacerbation de leur eczéma.