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Des cas de cytolyse hépatique sont rapportés après vaccination contre l'hépatite B aussi bien avec les vaccins d'origine plasmatique qu'avec les vaccins produits par génie génétique. Rajendran et Brooks rapportent le cas d'une patiente qui, 15 jours après la 2ème injection vaccinale d'un vaccin plasmatique ( Heptavax*), présentait une altération de l'état général avec anorexie, fatigue et douleurs de l'hypochondre droit. Les transaminases étaient élevées à environ 2 fois la normale et la patiente présentait une cholestase avec phosphatase alcaline à 3 fois la normale avec augmentation de la 5' nucléotidase. Le bilan hépatique s'était normalisé en quelques mois. Aucun autre élément de l'observation que la vaccination contre l'hépatite B n'a pu être incriminé. Les auteurs signalent que la patiente après 2 injections vaccinales ne présentait pas d'anticorps protecteurs contre l'hépatite B même avec 6 mois de recul alors que normalement 90 % des sujets après 2 injections présentent des anticorps protecteurs. Aucune explication a été soulevée par les auteurs (188).
Une équipe française rapporte le cas d'une hépatite cytolytique sévère avec transaminases à 35 fois la normale pour ALAT et 50 fois la normale pour ASAT, survenue 2 jours après la troisième injection d'un vaccin recombinant (Engerix B *). Le patient présentait une bonne immunisation contre l'hépatite B avec anticorps anti HBs à 1100 UI/L et bien sur antigène HBs négatif. L'étiologie retenue pour cette cytolyse hépatique grave a été la vaccination contre l'hépatite B, étant donné l'amélioration très rapide en 15 jours avec normalisation des stigmates biologiques et le bref délai de survenue après la troisième injection sans autre cause retrouvée. Les auteurs signalent qu'il pourrait s'agir d'un mécanisme allergique sans pour autant exclure une hépatite non A, non B, non C, non D, non E (189).
Lilic et Ghosh rapportent le cas d'une femme de 39 ans qui 4 semaines après la première injection d'Engerix B* présentait des nausées, des vomissements et un ictère (190). Le bilan hépatique était perturbé avec cholestase et cytolyse hépatique modérées. Le bilan à la recherche d'une autre étiologie était négatif mais retrouvait des anticorps anti DNA très élevés par ELISA à 182,7 UI/1 pour une normale inférieure à 30. Sans traitement spécifique, la patiente au bout de 3 mois était asymptomatique et les anticorps anti DNA étaient à nouveau normaux. Les auteurs signalent que la patiente était traitée en même temps que la vaccination par ciprofloxacine pour une infection respiratoire mais des troubles comme ceux observés ne peuvent être attribués à l'antibiotique et les auteurs pensent donc qu'il s'agit d'un accident vaccinal et signalent que lors des infections par le VHB, il est parfois retrouvé des auto-anticorps à titre faible(191).
Green et coll rapportent le cas d'une hépatite cytolytique survenue chez un patient de 41 ans traité pour un psoriasis par étrétinate 1 mois après 2 injections vaccinales d'un vaccin contre l'hépatite B (non précisé). Les auteurs signalent que ce patient a un HLA A1, A2, Bw57, Cw6 et le HLA A1 est associé à des cas d'hépatite médicamenteuse sous méthotrexate de manière non fortuite (192). Les auteurs pensent donc que cette cytolyse liée à l'étrétinate, accident rare chez l'homme d'âge moyen surviendrai t sur terrain prédisposé et aurait peut-être été aggravée par la vaccination contre l'hépatite B (193).
Dans les revues générales il est rapporté des cas d'élévation transitoire des enzymes hépatiques notamment le MMWR avec 5 cas rapportés après injection d'un vaccin plasmatique sans autre cause retrouvée (136).
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