Un bilan biologique était pratiqué et montrait des signes de lupus érythémateux systémique avec fractions du complément effondrées, anticorps anti DNA à 1 / 320 et ACAN à 1280. La biopsie rénale montrait une glomérulonéphrite membrano-proliférative diffuse avec atteinte extracapiIlaire nécessitant un traitement par corticothérapie générale et immunosuppresseur.
L'évolution était marquée par une disparition de l'atteinte rénale et d'une quasi normalisation des stigmates d'auto-immununité en quelques mois.
Tudela et coll pensent que la vaccination contre l'hépatite B a précipité les manifestations cliniques de ce lupus systémique à expression rénal chez un sujet prédisposé (138). II est d'ailleurs rapporté des cas de patients souffrant de lupus érythémateux systémique qui ont vu leur fonction rénale s'aggraver après vaccination (139).
Mamoux et Dumont rapportent un cas de lupus érythémateux disséminé se manifestant par une altération de l'état général, des arthralgies et une fièvre survenue chez une jeune fille de 17 ans 15 jours après la troisième injection d'Engerix B*. Le bilan biologique confirmait le diagnostic et la biopsie rénale pratiquée devant une protéinurie à 2 g par 24 heure montrait des lésions de glomérulonéphrite extra-membraneuse. La patiente présentait en outre une collection douloureuse en regard de l'injection vaccinale qui s'avérait être un abcès à pneumocoque. L'évolution sous corticothérapie générale de l'atteinte rénale était satisfaisante en 2 mois. Les auteurs signalent que bien que le lien chronologique soit troublant, le lien de causalité entre la vaccination et les manifestations cliniques ne peut être établi; néanmoins ces accidents doivent être analysés et déclarés aux centres de pharmacovigilance (140). Dans les revues générales, Nutini signale le cas une femme qui 3 jours après la première injection d'Hevac B Pasteur* a présenté un lupus érythémateux disséminé. La patiente présentait un HLA DR3 (53).