Chargement de la page en cours...


ASSOCIATION REVAHB

ACCIDENTS NEUROLOGIQUES

Syndrôme de Guillain-Barré


Des accidents neurologiques sont notifiés dans la littérature et sont parfois graves et non réversibles. Les laboratoires pharmaceutiques en ont tenu compte et des circulaires récentes en France sont sorties afin de peser le bénéfice vaccinal chez les sujets atteints de sclérose en plaques.

Dans les études générales, il est signalé de manière sporadique des cas d'atteinte neurologique au cours de la vaccination contre l'hépatite B.Ribera et coll rapportent le premier cas de syndrôme de Guillain-Barré chez un sujet de 29 ans 10 jours après la 2ème injection d'un vaccin plasmatique (Heptavax).

Les auteurs signalent que des cas sont décrits avec d'autres vaccins et qu'il serait bon de déclarer ce type d'accident dans les années à venir pour savoir si l'association avec la vaccination contre l'hépatite B est fortuite ou non réf(143).

Le MMWR RAPPORTE 2 CAS DE SYNDRÔME DE GUILLAIN-Barré après vaccination par vaccin plasmatique 10 jours après la 1ère injection (136).

Shaw et coll. à partir d'une étude portant sur 850 000 vaccinés par Heptavax sur une période de 3 ans, de 1982 à 1985, relévent 41 cas d'accidents neurologiques.

Parmi les 41 cas rapportés se trouvent 9 cas de syndrôme de Guillain-Barré de survenue en moyenne 5 semaines après la première injection vaccinale et ces cas ont guéri en 15 jours, 10 cas de paralysie faciale périphérique, 5 cas de convulsions, 5 cas de radiculalgies lombaires, 3 cas de neuropathie du plexus brachial, 4 cas de myélite transverse et 5 cas de névrite optique.

Les auteurs signalent que plus de la moitié de ces accidents survient après la première injection.

L'imputabilité vaccinale dans le déclenchement de ces accidents a été étudiée et les auteurs retiennent que le syndrôme de Guillain-Barré survient plus fréquemment de manière significative (p<0,001) chez le sujet vacciné que dans la population générale (144). Il faut rappeler que le syndrôme de Guillain-Barré est associé de manière non fortuite à l'hépatite B aigüe et des complexes immuns contenant l'antigène HBs ont même été retrouvé dans le liquide céphalorachidien de certains sujets atteints de ce syndrôme neurologique (145).

Tuohy rapporte le premier cas de syndrôme de Guillain-Barré survenu après la première injection d'un vaccin synthétique contre l'hépatite B (non précisé) chez un enfant de 7 ans (146).

Les troubles neurologiques ont débuté 3 semaines après l'injection et ont été associés à un prurit diffus et à une urticaire. L'épisode a duré environ une semaine et l'enfant n'a gardé aucune séquelle. Tuohy signale que l'incubation de 3 semaines est la même que celle des cas de Guillain-Barré observés après vaccination contre l'Influenza A (147).

Des cas de syndrômes de Guillain-Barré sont de même rapportés dans la littérature avec le vaccin polyomyélitique buvable et le vaccin contre la rougeole.

Il faut noter que ces vaccins n'ont aucun constituant commun pouvant expliquer la survenue de ce syndrôme(148).

Lin et coll raportent le cas d'un syndrôme de Guillain-Barré survenu 12 jours après la première injection vaccinale d'un vaccin plasmatique chez un garçon de 5 ans.

3 mois après le début des troubles neurologiques, ce jeune patient était guéri sans séquelles. Les auteurs signalent le nombre important d'accidents neurologiques après vaccination.

Déja plus de 200 cas de Guillai-Barré sont rapportés après vaccination antirabique.

Le syndrôme de Guillain-Barré est plus fréquent de manière significative chez les sujets ayant bénéficié de la vaccination antigrippale; enfin des syndrômes de Guillain-Barré ont été rapportés avec d'autres vaccins comme le vaccin contre la coqueluche, contre la rougeole, contre la rubéole, contre la variole, la typhoide, la diphtérie (149).

Les auteurs signalent en outre que dans leur pays (Taiwan) aucun autre cas d'atteinte neurologique n'a été notifié et dans l'étude de Cheng, citée dans le texte, à propos de la vaccination de 21178 enfants, 5 accidents "inhabituels" ont été rapporté (fièvre élevée, syncopes transitoires à 2 reprises, abcès au point d'injection vaccinal, urticaire fébrile) mais aucun accident neurologique (150). Dans la revue générale du WHO drug information, de même que par le MMWR des syndrômes de Guillain-Barré sont rapportés (151, 136).

REFERENCES

(143) RIBERA EF, DUTKA AJ. Polyneuropathy associated width administation of hepatitis B vaccine.

N. Engl. J.Med. 1983;8614.

(136) Morbidity and mortality weekly report. Safety of hepatitis B vaccine. J. Am. Med. Assoc. 1983;249:1812.

(144) SHAW FE, GRAHAM DJ, GUESS HA? MILSTIEN JB, JOHNSON JM, SCHATZ GL, HADLER SL,KURITSKY JN, HINER EE, BREGMAN DJ, MAYNARD JE; Postmarketing surveillance for neurologic adverse events reported after hepatitis B vaccination. Am. J. Epidemiol. 1998; 127:576-80.

(145) PENNER E, MAIDA E, MAMOLI B. Serum and cerebrospinal fluid immune complexes containing hepatitis B surface antigen in Guillain-Barré syndrome. Gastroenterology 1980; 82: 576-80.

(146) TUOHY PG. Guillain-Barré syndrome following immunisation with synthtic hepatitis Bvaccine. New Zealand Med. J. 1989;102:114-5

(147) SCHONBERGER LB, HURWITZ ES, KATONA P, HOLMAN RC, BREGMAN DJ. Guillain-Barré syndrome: its epidemiology and associations with influenza vaccine. Ann. Neurol. 1981; 9:31-8.

(148) STRATTON KR, JOHNSON HOWE C, JOHNSTON RB. Adverse events associated with childhood vaccines other than pertussis and rubella. J. Am. Med. Assoc. 1994; 271: 1602-5.

(149) LIN JJ, CHANG MK, HSU CT, TANG HS. A rare association between hepatitis B virus vaccination and Guillain-Barré syndrome - a case report. Chin. J. Gastroenterol. 1989; 6: 229-32.

(150) CHENG DS, HSU NHM, SUNG JL. A mass vaccination program in Taiwan against hepatitis B virus infection in infants of hepatitis b surface antigen-carrier mothers. J. Assoc. 1987;257:2597-2603.

(151) Hepatitis B vaccines: reported reactions. WHO drug information. 1990; 4: 129.

REVAHB CONTACTER L'ASSOCIATION

RESEAU VACCIN HEPATITE B

Association Loi 1901 N°SIREN:414773820

8, Rue Josephine

94170 LE PERREUX-SUR-MARNE

TEL: 01 48 71 80 20