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En réponse à la lettre de Soubrier et al. (Press Med 1997 ; 26:75) nous voudrions rapporter une nouvelle observation de polyarthrite érosive déclenchée par une vaccination contre l'hépatite B.
Mme F.., agée de 43 ans, supporte mal une première (18.1091) injection vaccinale Genhevac B-Pasteur , elle ressent une impression de malaise diffus. La deuxième injection (17.12.91) déclenche, 3 jours plus tard, une bi-arthrite des chevilles. La troisème (17.12.91) provoque, 4 jours plus tard une polyarthrite (poignet, doigts, genoux et chevilles) avec une raideur matinale, des réveils nocturnes, mais sans fièvre ni signes cutanés, digestifs ou oculaires.
La vitesse de sédimentation est normale, le bilan immunologique également à l'exception des facteurs antinucléaires ( 1/500é) sans anticorps anti-ADN. La sérologie rhumatoïde est négative. Cette polyarthrite n'est pas érosive au début, il n'y a pas d'anticorps anti-HBS, ni d'immuns complexes circulant. La malade est considérée comme atteinte d'une polyarthrite rhumatoîde (PR) conduisant à une prescription de glucocorticoîdes et de méthotrexate.
Trois mois plus tard, une synovite des fléchisseurs, des nodules sous cutanés, une déminéralisation métaphysaire en bandes accrèditent le diagnostic de PR. Des synoviorthèses à l'hexacetonidede triamcinolone (Hexatrione) des poignets et genoux, des synoviorthèses isotopiques à l'erbium et des bolus de corticoîdes (Solumedrol) sont nécessaires.
Une cataracte impose l'arrêt de la corticothèrapie. La posologie de methotrexate est augmentée à 12,5 mg/semaine. Un contrôle radiographique en 1995 visualise des érosions (grand os et styloîde cubitale droites) et une carpite bilatérale. Notre observation de polyarthrite est compatible avec le diagnostic de PR, même en l'absence de facteurs rhumtoïdes ( 6 critères selon l'American College of Rheumatology de 1987).
Nous n'avons pas cherché à l'époque ni l'antigène de susceptibilité HLA DR4, ni les anticorps anti-kératine. Cette observation suggère le problème de l'imputabilité et de la décision de consolidation. Les observations d'arthrite après vaccination contre l'hépatite B sont considérées comme rares*, encore faut-il penser à questionner les malades sur toutes les vaccinations reçues juste avant l'apparition des premiers signes rhumatologiques.
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*Les rapports d'enquête sont établis en concertation entre l' AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de Santé) et le fabricant, de telle sorte que les communiqués de l'agence concernant l'enquête représentent en fait la voie commune "concertée" de l'administration et du fabricant.
REFERENCES
Clinique thérapeutique et rhumatologique limoges Cedex.
Service de médecine (EP) Centre hospitalier F Angoulême.
R.Treves,L. Lacoste,D . Bontoux, E. Pitrou, Ph .Bertin, Ch. Bonnet
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Qu'est-ce que la Polyarthrite Rhumatoïde (PR)?
La Polyarthrite Rhumatoïde (PR), également appelée rhumatisme chronique déformant, est une inflammation chronique progressive des articulations. La PR évolue par à-coups et va de paire avec de la fièvre, une douleur intense au niveau des articulations atteintes et un état de fatigue général. En général, la maladie débute par des inflammations symétriques au niveau des poignets et des chevilles. Les articulations sont enflées et très douloureuses.
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Sans traitement, la PR peut très vite s'étendre au cartilage et à l'ossature environnante, ce qui peut induire une destruction de l'articulation. La PR peut, dans certains cas, aussi atteindre des organes autres que les articulations tels que les reins, l'épiderme, les vaisseaux sanguins et les yeux. |
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RESEAU VACCIN HEPATITE B
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