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ASSOCIATION REVAHB


Annexes N°2

Inflammation du foie ou hépatite

- Homme de 50 ans. Deux jours après la 2` injection (Engerix).

« Le patient décédé était un porteur silencieux du virus avant la vaccination. L'injection de la première dose de vaccin a activé l'inflammation du foie, la seconde dose a entrainé une production excessive d'anticorps et un dépôt de complexes immuns. »

(Hôpitaux de Bari, Italie. Ranieri V. M. : « Liver inflammation and acute respiratory distress syndrome in a patient receiving hepatitis B vaccine: a possible relationship », Intern, sive Care, 23 :119-121, 1997.)

- Homme de 26 ans (Engerix).

(Service des maladies digestives, hôpital St. Bartholomew's, Londres. Ballinger A.B. : « Severe acute hepatitis B infection after vaccination », Lancet, 344: 1292, 1994.)

- Femme de 39 ans. Un mois après la 1r° dose (Engerix).

(Département d'immunologie, hôpital Middlesbrough, Cleveland, Angleterre. Lilic D. : « Liver dysfunction and DNA antibodies after hepatitis vaccination », Lancet, 344:1292-93, 1994. )

Thrombocytopênie

- Adolescente de 15 ans. Un mois après la 3` injection (Genhevac).

(Service de médecine interne, hôpital La Conception, Marseille. Poulin P.: « Thrombocytopenic purpura after recombinant hepatitis B vaccine », Lancet, 344 : 1293, 1994.)

- 28 cas rapportés après vaccination contre l'hépatite B.

« II existe des liens possibles entre cette vaccination et des réactions d'hypersensibilité immunologique (...). L'évaluation bénéfice-risque exige plus d'informations sur la fréquence des réactions adverses graves. »

(OMS, Suède. Meyhom R.H.B. : « Thrombocytopenia reported in association With hepatitis B and A vaccines », Lancet, 345 ; 1638, 1995.)

- Homme de 38 ans. Deux jours après la 2e injection (Engerix B).

(Département de médecine interne, hôpital Santa Creu, Barcelone, Espagne. Martinez E. : « Evan's syndrome triggered by recombinant hepatitis B vaccine », Clinical infections diseuses, 15 : 1051, 1992.)

Diabète

- Plusieurs cas.

« Nous avons relevé une épidémie de diabète, 60 % d'augmentation, en Nouvelle-Zélande après la campagne contre l'hépatite B, nous croyons que cette vaccination a provoqué cette épidémie. »

(Société immunologique Classen de Baltimore, USA. Classen J.B. : « Childhood immunisation and diabetes mellitus », New Zealand Médical Journal, 109 :195, 1996. Développement dans le numéro du 27 septembre du même journal.)

Divers

- Apparition d'un virus mutant de l'hépatite B chez un enfant.

(Harrison Tim J., Hopes E.A., Zuckerman A j. and Co

« Independent émergence of a vaccine-induced escape mutant of hepatitis B virus », Journal of Hepatology, 13 (suppl. 4) :105-07, 1991.)

- Les précautions d'emploi du vaccin aux maladies autoimmunes.

(Service de médecine interne, hôpital Sainte-Marguerite, Marseille. Durand J.M. : « Vaccinations contre l'hépatite B

précautions à prendre », La Presse médicale, 26 : 719, 1997.)

Les études épidémiologiques

Peu nombreuses, essentiellement américaines, elles n'indiquent aucun risque majeur mais n'ont pas la puissance suffisante pour trancher définitivement.

En juin 1982, la FDA et le CDC ont créé un système de surveillance du vaccin plasmatique Heptavax de la firme Merck commercialisé aux Etats-Unis. Une première enquête sur les effets indésirables, bouclée le 31 mai 1985, a porté sur 850 000 vaccinés (Shaw F. E.

« Postmarketing surveillance for neurologie adverse évents reported after hepatitis B vaccination », American Journal of Epidemiololy, 127 (2) : 337, 1988). Les scientifiques ont enregistré 41 réactions neurologiques dont 9 Guillain-Barré, 5 névrites optiques et 4 myélites transverses. Ce chiffre, même s'il est important, ne suffit pas à accuser le vaccin. « Même si cette association existait, les bénéfices de la vaccination l'emporteraient sur le risque d'avoir un accident neurologique », affirment les experts en ajoutant cependant: « Est-il biologiquement possible que le syndrome de Guillain-Barré soit causé par le vaccin hépatite B ? On ne le sait pas, le doute est posé. »

Une autre étude datant de 1992 (McMahon B .J.

« Frequency of adverse réactions to hepatitis B vaccin in 43 618 persons », American journal of Medicine, 92 : 254, 1992) concerne 43 618 habitants de l'Alaska, en majorité des Indiens, une population frappée de plein fouet par le virus de l'hépatite B. Là encore, rien n'apparait si ce n'est qu'il existe un biais, et de taille : l'ethnie est très peu touchée, en temps ordinaire, par des scléroses en plaques et par les maladies démyélinisantes. « Il faut se souvenir que la fréquence d'apparition des scléroses en plaques varie énormément en fonction du lieu géographique et de l'origine ethnique de la population étudiée, explique le professeur Clanet, neurologue et président de l'Arsep. Même en France, la localisation de la sclérose varie dans un gradient décroissant du nord vers le sud » (entretien avec l'auteur, juin 1996).

Et les enfants ? En 1996, sort une enquête portant cette fois sur les enfants et les bébés vaccinés contre l'hépatite B aux États-Unis de 1991 à fin 1994 (Manette T.Niu : « Recombinant hepatitis B vaccination of neoriates and infants : emerging safety data from the vaccine adverse event reporting system », The Pediatric Infectious Disease Journal 15 (9) : 771 1996). Les experts en santé publique du réseau VAERS partent des douze millions de doses de vaccin vendus (chiffre fourni par les laboratoires fabricants), soit entre trois et quatre millions d'enfants vaccinés, et comparent ce chiffre avec les accidents enregistrés : 370 effets sérieux et 159 morts. Vu comme ça, le ratio est en faveur du vaccin.

Comment interpréter ces 159 décès d'enfants ? Plusieurs hypothèses : les morts subites du nourrisson ont toujours existé, enfants vaccinés ou pas ; les enfants ont aussi reçu d'autres vaccins, comme le DTP. Par exemple, uniquement vingt enfants décédés avaient reçu le vaccin HB seul. Inutile de chercher des scléroses en plaques, cette maladie survient à l'âge adulte, comme d'autres maladies auto-immunes. Les auteurs de l'enquête se prononcent clairement pour la sûreté du vaccin chez les enfants. C'est assez rassurant.

Enfin, il existe une étude plus inquiétante et peu connue, datée de 1985, qui m'a été communiquée par le docteur Jacubowicz. Elle porte sur 16 720 personnes vaccinées (La Pharmacie mondiale, n° 175, juin 1985) en France, en Suisse et en Belgique avec le vaccin plasmatique de première génération (Hevac). Résultat? 459 effets indésirables d'ordre général (fatigue, éruptions cutanées, vomissements, nausées, oedèmes diarrhées, etc.) ont été rapportés, et surtout 11 effets sévères (neuropathie, luptis érythémateux, syndrome méningé, une crise d'asthme, deux syndromes néphrétiques, deux péricardites aiguës, deux syndromes abdominaux aigris), « trop rares pour être imputés au vaccin », explique l'article.

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