Chargement de la page en cours...




ASSOCIATION REVAHB


Conclusion provisoire

Conclusion provisoire

je ne suis pas médecin. Mon enquête est avant tout le fruit d'interrogations d'un citoyen ordinaire qui a voulu comprendre pourquoi on avait brutalement lancé cette campagne et pourquoi des personnes de bonne foi étaient qualifiées d'affabulatrices quand elles mettaient ce vaccin en accusation. Au bout de quatre ans, l'État a accordé à certains de ces malades la qualité de victime et un peu d'argent.

Ce qui m'a choqué, en tant que non-spécialiste, paraît apparemment normal à certaines instances médicales. Des instances et non pas le corps médical. Les médecins, dans leur grande majorité, croient, ou ont cru, de bonne foi à ce vaccin.

Le vaccin de l'hépatite B a sauvé et sauvera bien des vies, même si le tiers-monde, principale cible, attendra encore longtemps d'en voir les bienfaits. La conjonction d'un lobbying intense, de techniques promotionnelles massives, d'intérêts industriels et politiques sur le plan mondial, et d'un problème de santé publique, a abouti à une opération mondiale sans aucun contrôle. Comment peut-on admettre que toute une stratégie mondiale soit basée sur des études scientifiques purement américaines et qu'un organisme, le CDC, soit en mesure d'influencer à ce point l'OMS et les politiques de santé de tant de nations ?

Ces facteurs ont abouti, en France, à une campagne excessive rapportant des milliards de francs aux fabricants. Les pouvoirs publics ont profité de la peur du sida et joué sur les ambiguïtés d'une transmission par la salive pour imposer ce vaccin.

Si vous, ou votre enfant, avez été vacciné, comme des millions d'autres Français, vous vous portez sûrement bien. Rassurez-vous, vous n'aurez probablement jamais de sclérose en plaques ni aucune des autres maladies évoquées dans cet ouvrage. Vous avez la chance de faire partie de cette majorité de personnes qui supportent les vaccinations. Etiezvous susceptible d'attraper le virus, à vous de juger en fonction de votre mode de vie.

Ayez une petite pensée pour ces centaines de personnes, voire ces milliers - votre voisin peutêtre - qui ont souffert, pour certaines perdu leur travail, et continuent d'être méprisées par le corps médical. Ces victimes fantômes.

Faut-il faire vacciner vos enfants, puisque tel est le nouvel axe de la campagne ? Là encore, à vous de juger avec votre médecin, sachant que cette maladie ne touche ni les bébés ni les jeunes enfants, sauf ceux des mères porteuses du virus. En juillet 2000, j'ai rencontré longuement le docteur Daniel LevyBruhl, responsable du contrôle de l'hépatite B à l'Institut de veille sanitaire, grand défenseur du vaccin. Il est l'auteur d'une brillante étude qui montre que, si on ne vaccinait pas une cohorte de huit cent mille enfants, entre quinze et cent cinquante d'entre eux contracteraient des cancers du foie, des cirrhoses et des hépatites fulminantes, contre un ou deux cas de maladie s'ils étaient vaccinés.

« Il faut faire vacciner les bébés, ils ne risquent rien et leur terrain immunitaire est excellent, insiste-t-il. Le vaccin leur procurera une immunité durable et ils passeront à côté d'une sale maladie. Ce serait catastrophique si tout s'arrêtait à cause d'un dérapage. » Dont acte.

À noter que son étude ne prend pas en compte les autres maladies auto-immunes observées chez les victimes, mais il est exact qu'aucun bébé, en France, n'a présenté de signes alarmants. C'est une bonne nouvelle dans ce dossier bien sombre.

Je ne suis pas médecin, je n'ai donc aucun conseil à donner sur la pertinence de cette vaccination dans votre cas précis. Votre médecin est seul juge, encore faut-il qu'il soit correctement informé. Une chose est sûre, le système des vaccinations et des médicaments en France est vicié de l'intérieur. Il est intolérable qu'une poignée d'experts, même avec les meilleures intentions du monde, décident de ce qui est bon pour des millions de personnes sans avoir à rendre de comptes à un organisme totalement indépendant.

Que les laboratoires essayent de vendre leurs produits, cela peut se justifier dans une société de libre concurrence. Il ne faut pas tomber dans un manichéisme outrancier, l'industrie pharmaceutique procure aux citoyens des médicaments et des vaccins performants qui ont grandement contribué à l'augmentation de l'espérance de vie. Ce qui est grave, c'est qu'il n'existe pas d'organe de contrôle et de régulation réellement indépendant. Tant que les gouvernements successifs considéreront que la santé ne mérite qu'un secrétariat d'État, avec des moyens ridicules, sans réel pouvoir, l'industrie mènera la danse. Certains médecins commencent à hausser le ton. Le SMG a créé, en mai 2000, le « Collectif Alerte Santé » qui réunit des citoyens et des médecins avec pour mot d'ordre: « Notre santé n'est pas une marchandise. »

Que donneront les procédures de justice en cours ? Peutêtre des surprises. L'État a attendu un an avant d'avertir les médecins alors que les risques étaient connus. Que se passerait-il si des personnes déjà atteintes de sclérose en plaques avaient été vaccinées en 1995, pendant cette période critique ? Une victime pourrait porter plainte, à bon droit, contre l'État.

Au moment de terminer cet ouvrage, le tribunal de Paris venait de changer les règles du jeu dans le cadre d'une procédure opposant les Delgado contre SKB. Les juges ont demandé aux experts d'établir la « probabilité d'un lien » et non plus une causalité directe. Un point essentiel qui risque de modifier le rapport de force entre les victimes et les laboratoires.

L'affaire ne fait peut-être que commencer.

LE SCANDALE DU VACCIN HEPATITE B

REVAHB CONTACTER L'ASSOCIATION

RESEAU VACCIN HEPATITE B

Association Loi 1901 N°SIREN:414773820

8, Rue Josephine

94170 LE PERREUX-SUR-MARNE

TEL: 01 48 71 80 20