1. LISTE DES PUBLICATIONS MÉDICALES
Voici une liste, non exhaustive, des articles parus dans la presse médicale internationale, non généraliste, sur les maladies observées après vaccination. Les titres de toutes ces publications font référence au vaccin. Exemples : « Myélite aiguë après vaccination contre l'hépatite B » ou « Paralysie faciale faisant suite à une vaccination contre l'hépatite B ». Aucun des médecins signataires ne remet en question les bienfaits de la vaccination mais ils soumettent à l'ensemble de la communauté médicale une série d'observations.
Les articles sont de deux sortes.
1. Le simple rapport de cas. Un ou plusieurs médecins, souvent des spécialistes hospitaliers, ophtalmologues, neurologues, etc., publient l'historique médical d'un ou plusieurs patients. Exemple : une femme de vingt ans atteinte de paralysie faciale et dont les premiers symptômes sont apparus le jour suivant la troisième injection (Genhevac). « L'hypothèse de la responsabilité de la vaccination contre l'hépatite B dans la survenue de cette paralysie faciale paraît donc pouvoir être retenue, cependant cette observation mérite d'être confirmée par la publication de cas analogues. Il peut apparaitre également important d'attirer l'attention du corps médical sur une telle éventualité », expliquent les neurologues du CHR de Nantes et les spécialistes du service ORL du CHD de La Roche-surYon.
2. Le rapport couplé à une discussion. Exemple
« Chez notre malade, les arguments en faveur du diagnostic de myélite postvaccinale sont la chronologie d'apparition des troubles sensitifs et l'élimination des autres causes de myélite. (...) Notre malade possédait l'haplotype HLA A3 associé à la sclérose en plaques, ce qui pourrait favoriser les effets secondaires neurologiques de la vaccination contre l'hépatite B », affirment les médecins du service de médecine interne de l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille. Certains articles décrivent dans le détail les mécanismes possibles d'interaction cellulaire et immunitaire mis enjeu.
Maladies neurologiques
• Sclérose en plaques
- Femme de 40 ans. Une semaine après un rappel (Genhevac).
« En conclusion, il est extrêmement probable que la vaccination chez tout patient présentant une sclérose en plaques peut entrainer des risques évolutifs. »
(Service de médecine interne et de gastro-entérologie, Centre hospitalier Paul-Morel, Vesoul. Ory J.P., Wiest F., Bourscheid n., jobard J.M. : « Vaccins an ti-hépatite B et sclérose en plaques: risques immunologiques », Annales médicales de Nancy et de l'est 34 : 243, 1995.)
- Homme de 43 ans. Une semaine après la 1e` injection (Engerix).
« En raison d'une grande campagne de vaccination contre l'hépatite B, l'apparition ou l'exacerbation de maladies démyélinisantes peuvent devenir plus fréquentes et doivent être rapportées. »
(Service des maladies infectieuses de l'université de médecine de Tampa, Floride. Nadler,J.P. : « Multiple sclerosis and hepatitis B vaccination », Clinical Infectious Diseases, 17 : 92829, 1993.)
• Myélite
- Homme de 40 ans. Deux semaines après la 1re injection (non précisé).
« Bien que la preuve pathologique ne soit pas possible, la relation temporelle entre les symptômes et les injections suggère fortement que le vaccin en soit responsable (...). Bien que les complications neurologiques sévères soient extrêmement rares, elles peuvent être sous-notifiées, il existe un délai entre l'apparition des symptômes et la raison idiopathique postvirale. »
(Département de radiologie et de neurologie, hôpital Jefferson, Philadelphie, Tartaglino I..M. and Co, « MR lmaging in a case of postvaccination myelitis », American journal of Neurology, 16: 581-82, 1993.)
- Homme de 56 ans. Trois semaines après la 3r injection (Genhevac).
« Les complications neurologiques après vaccination contre l'hépatite B surviennent dans des délais variant entre une et vingt-neuf semaines (...) il est souhaitable que toute manifestation neurologique inexpliquée survenant au décours d'une vaccination contre l'hépatite B soit systématiquement rapportée. »
(Service de clinique médicale, hôpital du Val-de-Grâce Mahassin F. and Co: « Myélite aiguë après vaccination contre l'hépatite B », La Presse médicale, 22 :1997-98, 1993.)
- Femme de 64 ans. Une semaine après la 2e injection (Genhevac).
« Les arguments en faveur du diagnostic de myélite postvaccinale sont la chronologie d'apparition des troubles et l'élimination d'autres causes (...). Notre malade possédait l'haplotype HIA A3 associé à la sclérose en plaques, ce qui pourrait favoriser les effets secondaires neurologiques de la vaccination contre l'hépatite B (...). II parait prudent d'éviter cette vaccination chez les malades atteints de sclérose en plaques, en raison du risque de déclenchement d'une poussée. »
(Service d'hépato-gastro-entérologie et de neurologie, hôpital Avicenne, Bobigny. Senejoux A. and Co: Gastroentérologie clinique et biologique, 20 : 401-02, 1996.)
- Fillette de 11 ans. Trois semaines après la 1re injection (Hevac).
« Le lien causal entre la vaccination et la myélite est suggéré par : l'association temporale et l'existence de cas de myélite déjà observés avec cette vaccination (...). Les lésions démyélinisantes postvaccinales peuvent être dues à une réaction immunologique croisée induite par une homologie entre le virus et les protéines de la myéline. »
(Service de neurologie clinique, université de médecine de Bologne. Trevisani F. : « Transverse myelitis following hepatitis B vaccination »,,Journal of Hepatology, 19 : 317-18, 1993.)
• Paralysie faciale
- Femme de 20 ans. Le jour suivant la 3` injection (Genhevac).
« L'hypothèse de la responsabilité de la vaccination contre l'hépatite B dans la survenue de cette paralysie faciale paraît donc pouvoir être retenue, cependant cette observation mérite d'être confirmée par la publication de cas analogues. Il peut apparaître également important d'attirer l'attention du corps médical sur une telle éventualité. »
(Clinique neurologique, CHR de Nantes, service ORL, CHD de La Roche-sur-Yon. Ganry O : « Paralysie faciale périphérique faisant suite à une vaccination contre l'hépatite B », Thérapie, 47 : 437-38, 1992.)
• Polyneuropathie
- Homme de 29 ans. Dix jours après la 2° injection (Heptavax).
« Beaucoup de polyradiculopathies sont survenues après des vaccinations, peut-être une interaction entre une stimulation immunologique et d'autres facteurs non identifiés (...) il est nécessaire de continuer la surveillance du vaccin contre l'hépatite B. »
(Hôpital naval de San Diego, USA. Ribera E.F. : « Polyneuropathy associated with administration of hepatitis B vaccine », New England Journal of Medicine, 309 : 614, 1983.)
• Démyélinisation et sclérose en plaques
- Femme de 26 ans. Six semaines après la 3° injection (Engerix).
- Femme de 28 ans. Six semaines après la Ire injection (Engerix).
« Un lien de cause à effet entre la vaccination et la démyélinisation ne peut être établi à partir de ces deux cas mais l'intervalle de temps suggère un mécanisme immunologique. (...) Nos conclusions indiquent que la vaccination contre l'hépatite B devrait être évitée chez des sclérosés en plaques. »
(Département de neurologie, université de Bruxelles. Herroelen L., De Keyser J., Ebinger G. : « Central Nervous System Demyelinisation after immunisation with recombinant hepatitis B vaccine », Lancet, 338 : 117¢75, 1991.)
- Homme de 35 ans. Deux semaines après la 3e injection (Hevac).
« Les symptômes (nausées) ont été mal interprétés par le médecin généraliste et apparentés à une cause digestive (...). La vaccination pourrait induire des complications du système nerveux central chez des patients à haplotypes HLA B7, DR 2, avec ou sans antécédents de sclérose en plaques. »
(Service de médecine interne, hôpital Sainte-Marguerite, Marseille. Kaplanski G., Retornaz F., Durand J.M., Soubeyrand J. : « Central nervous system demyelinisation after vaccination against hepatitis B and HLA haplotype », Journal o/' Neurology Neurosurgery, 3, 759, 1995.)
- Cas de sclérose postvaccinale (non consulté).
(Département de pharmacie, hôpital de Madison Grant K.L. : « Recombinant hepatitis B vaccine-induced central nervous system demyelinisation », P & T, 17(2) : 297, 1992.)
• Myasthénie
- Homme de 48 ans. Un mois après la 1re injection (Heptavax).
(Département de pharmacologie, faculté de médecine de Montréal. Biron P. and Co : « Myasthenia gravis after general anesthesia and hepatitis B vaccine », Arch. Intern. Med., 148
2685, 1998.)
• Méningite
- Homme de 25 ans. Deux jours après le rappel (Genhevac).
(Service de neurologie, hôpital Tenon, Paris. Heinzlef O., Moguilewski A., Rouille E. : « Méningite aiguë aseptique après vaccination contre l'hépatite B », La Presse médicale, 26
328, 1997. Marsaudon E., Barrault M.F. : La Presse médicale, 25 :1561-2, 1996.)
• Syndrome de Guillain-Barré
- Fillette de 7 ans. Trois semaines après la Ire injection (non précisé).
(Hôpital de Taranaki, New Plymouth. Tuohy P.G. : « GuillainBarré syndrome following immunisation with synthetic hepatitis B vaccine », New Zéaland Médical Journal, XX : 11415, 1998.)
• Diverses maladies neurologiques
- Femme de 26 ans. Dix jours après la l'° injection (Engerix).
« Le lien causal entre le vaccin et la maladie peut être assumé (...). Depuis les nouvelles recommandations de vaccination pour les enfants on peut s'attendre à une hausse des réactions adverses. En raison des connaissances des différentes sortes d'effets secondaires, il semble important de prévenir les personnes concernées. En présence de ces effets secondaires il est préférable de suspendre la vaccination. »
(Département de neurologie, université d'Innsbruck. Deisenhammer F. and Co: « Acute cerebellar ataxie alter immunisation with recombinant hepatitis B vaccine », Acta Neurologia Scandinavia, 89 : 462-463, 1994.)
• Leuco-encéphalite
- jeune femme de 18 ans. Deux semaines après la 2` injection (Engerix).
« La survenue des symptômes après la seconde injec
tion du vaccin, les analyses effectuées et la réponse aux
corticostéroïdes supportent le diagnostic de leuco-encé
phalite postvaccinale. II faut une surveillance épidémio
logique de l'administration de vaccins recombinés
contre l'hépatite B aux gens génétiquement prédisposés
(haplotypes HLA) et qui ont fait des arthrites juvéniles. » -
(Département de médecine interne et de neurologie de l'université catholique de Rome. Manna R. : <. Leucoencephalitis after recombinant hepatitis B vaccine », Journal of Hepatology, 24 : 764-65, 1996. )
Maladies ophtalmologiques
• Occlusion de la veine centrale de la rétine
- Femme de 45 ans. Deux semaines après la lm injection (Engerix).
- Homme de 42 ans. Trois semaines après la ire injection (Engerix).
- Homme de 35 ans. Une semaine après la 2° injection (Genhevac).
- Femme de 27 ans. Une semaine après la 1" injection (Genhevac).
« Nos observations impliquent que toute manifestation ophtalmologique inexpliquée, survenant au décours d'une vaccination contre l'hépatite B, ne doit en aucun cas être négligée (...). Bien que nous ne puis
sions éliminer une association fortuite, les recueils des quatre observations sur une période de deux ans, les liens chronologiques entre la vaccination et l'événement oculaire sont des arguments de poids pour un effet secondaire du vaccin recombinant anti-VHB. »
(Services de médecine interne et d'ophtalmologie de l'hôpital de la Timone, Centre d'ophtalmologie, clinique Monticelli, Marseille. Granel B., Disdier P. and Co: « Occlusion de la veine centrale de la rétine après vaccination contre l'hépatite virale B par vaccin recombinant », La Presse médicale, 26 (2) ; 62-67, 1997.)
- Adolescent de 14 ans. Deux mois après la 1r° injection (Engerix).
« Notre observation est très suggestive d'une réaction d'hypersensibilité immunitaire au recombinant de l'hépatite B. »
(Berkman N. : La Presse médicale, 26 (14) ; 670, 1997.)
• Neuro-papillite bilatérale
- Adolescente de 13 ans. Une semaine après la 1`e injection (Engerix).
(Service d'ophtalmologie du centre hospitalier de Montmorency. Berkman N.: La Presse médicale, 26 (14) :670, 1997.)
• Autres maladies ophtalmiques
- Homme de 31 ans. Trois jours après la 1`e injection (Engerix).
- Homme de 30 ans. Deux semaines après la 3e injection (Engerix).
« Les antigènes viraux pourraient déclencher des uvéites auto-immunes et il existe (les homologies entre l'antigène rétinal S et les peptides viraux (dont l'ADN polymérise du virus de l'hépatite B) (...). Ces cas devraient alerter sur la possibilité d'épithéliopathie après la vaccination contre l'hépatite B. »
(Services d'ophtalmologie de l'hôpital de la PitiéSalpêtrière, de l'hôpital Lariboisière et du Centre hospitalier du Mans. Brézin A.P. and Co : Arch Ophtalmology, 113 ; 297-300, 1995, Brézin A.P. and Co: Lancet, 342 ; 563-564, 1993.)
- Femme de 23 ans. Deux jours après la 3° injection (Heptacomb).
« Bien que d'autres causes ne soient pas à exclure, il est probable que la MEWDS a été causée par la vaccination. »
(Services ophtalmologiques de l'hôpital Jules-Gonin, Suisse. Baviglo E. and co : « Multiple évanescent white dot syndrome after hepatitis B vaccine », American journal of Ophtalmology, 122 (3) ; 431-32, 1996.)
Arthrites diverses
- Homme de 41 ans. Deux semaines après la 2° injection (Engerix).
« L'hépatite B est connue pour induire des arthrites, il est concevable que l'injection d'antigènes viraux chez des sujets prédisposés génétiquement pourrait provoquer cette arthrite. »
(Institut d'immunologie et de maladies infectieuses, université de Vérone, Italie. Biasi D., De Sandre G. and Co
« A new case of reactive arthritis after hepatitis vaccination »,
Clinical and Experimental Rheumatology, 11 : 215, 1983.)
- Infirmière de 18 arts. Un mois après la 2° injection (Pasteur).
- Femme de 35 ans. Deux semaines après la 2e injection (Engerix).
(Institut de pathologie clinique de l'université de Vérone, Italie. Biasi D. and Co : « Manifestazioni reumatologiche dopo vaccinazione contro l'epatite B », Recenti Progressi in Mederina, 85 (9), 438-10, 1994.)
- Femme de 2'7 ans. Deux semaines après la I" injection (Genhevac).
- Adolescente de 15 ans. Une semaine. après la 1`e injection (Genhevac).
- Femme de 20 ans. Quatre jours après la 1re injection.
« La présence de complexes immuns jouerait un rôle clé dans ces arthrites (...). II pourrait y avoir eu la formation et le dépôt de complexes antigènes Hb-anticorps anti Hb après la vaccination. »
(Unité de rhumatologie, université de Munich. Gross R. and Co : <. Arthritis after hepatitis B vaccination », Scandincovian Journal of Rheumatology, 24 : 50-52, 1995. )
• Polyarthrite
- Homme de 37 ans. Une semaine après la 3` injection (Engerix).
(Service de rhumatologie, hôpital de Clermont-Ferrand. Soubrier M. and Co : « Polyarthrite érosive déclenchée par une vaccination contre l'hépatite B », La Presse médicale, 26
75, 1997.)
- Homme de 31 ans. Le jour suivant la 1« injection (Engerix).
(Rogerson SJ. : « Hepatitis B vaccine associated with erytheme nodosum and polyarthritis », British Medical journal, 301 (6747) :345, 1990.)
• Arthrite, hypercalcémie, lésions des os, ostéopénie
- Homme de 44 ans. Quatre jours après la 1r° injection (Engerix).
(Laboratoire d'immunologie, CHU de Saint-Étienne. Cathébras P. : « Arthrite, hypercalcémie et lésions osseuses après la vaccination contre l'hépatite B », Thejournal of Rheumatology, 23 : 558-60, 1996.)
Manifestations dermatologiques
- Femme de 40 ans. Plusieurs mois après la vaccination (Engerix).
(Consultation de médecine, hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Noble J.P. : <• Accident cutané lié au vaccin de l'hépatite B », Gastroentérologie clinique et biologique, 21 : 87, 1997.)
• Érythème multiforme
- Infirmière de 27 ans. Une semaine après la 2" injection (Engerix).
(Département de dermatologie, hôpital d'Aberdeen. Wakeel RÀ. : « Erythema multiforme associated with hepatitis B vaccine », British Journal of Dermatology, 1992. )
- Fillette de 11 ans. Six jours après la 1r" injection
(Engerix).
(Reggio, Emilia. Di Lernia : « Érythème multiforme following hepatitis B vaccine •>, Pediatric Dermatology, 11 (4) : 36364, 1994. )
• Érythème noueux
- Femme de 29 ans. Non précisé (vaccin plasmatique).
(Département de rhumatologie, hôpital Calderon-Guardia de San Jose. Castresana C J. : « Erytheme nodosum and Takayasu's arteritis after immunization with plasma derived hepatitis B vaccine », Journal of Rheumatology, 20 :1417-18, 1993.)
- Fillette de 12 ans. Dix jours après la 1r° injection (Engerix).
(Service de pédiatrie, hôpital de Denia, Espagne. Llohat Estellés T. and Co: « Vacuna de hepatitis B y eritema nodoso, a proposito de un caso », Espanola Pediatria, 42 (2) : 149, 1995.)
• Syndrome de Gianotti-Crosti
- 5 cas (non consulté).
(Giam Y.C. : « Gianotti-Crosti syndrome : a review of 22 cases », journal of the Singapore Paediatric Society, 35 (3-4)
139-46, 1993.)
• Vasculitis
- Femme de 45 ans. Deux jours après la 1re injection (non précisé).
« Ces problèmes seraient dus au dépôt de complexes immuns. »
(St. James University, hôpital de Leeds. Cockwell P. : « Vasculitis related to hepatitis B vaccine », British Medical journal, 301 : 1281, 1990.)
- Femme de 26 ans. Dix jours après la 2° injection (Engerix).
« Le mécanisme pourrait impliquer une réaction immunologique aberrante déclenchée par le vaccin de l'hépatite B (...). Les médecins doivent être vigilants à ce genre de réactions fâcheuses. »
(Département de rhumatologie et d'immunologie, Cleveland Clinic, Foundation of Washington, USA.)
• Sclérodermie en plaques
- Femme de 43 ans. Dix jours après la 3e injection (Genhevac).
« Les morphées sont probablement apparues sur un terrain prédisposé, déclenchées par le traumatisme vaccinal et l'activation du système immunitaire (...). Il nous semble important que tout accident vaccinal même inhabituel soit analysé et déclaré aux centres de pharmacovigilance. »
(Service de dermatologie de l'Hôtel-Dieu de Lyon. Grésard P.: « Sclérodermie en plaques et vaccination contre l'hépatite B », Nouvelles dermatologiques, 15 : 516-518, 1996.)
• Lichen plan
- Femme de 35 ans (lésions vulvaires). Un mois après la 3' injection (Engerix).
- Homme de 50 ans (lésions cutanées). Deux semaines après la 3e injection (Genhevac).
- Homme de 19 ans (balanite). Un mois et demi après la 3e injection (Engerix).
« L'association lichen plan et vaccination contre l'hépatite B ne semble pas une simple coïncidence; elle justifie la recherche de cette étiologie vaccinale dans l'évaluation d'une éruption lichenoïde. »
(Service de dermatologie, hôpital Sainte-Anne, Toulon. Gisserot O. : « Lichen plan après vaccination contre l'hépatite B », La Presse médicale, 26 (16) : 760, 1997.)
- Femme de 59 ans. Un mois après la 3e injection (Genhevac).
- Homme de 43 ans. Un mois après la 3e injection (Genhevac).
« Dans les deux cas, l'imputabilité de la vaccination contre l'hépatite B est très probable. »
(Service de dermatologie de l'Hôtel-Dieu de Lyon. Grézard P. and Co: « Lichen plan et vaccination contre l'hépatite B •>, Nouvelles dermatologiques, 14 : 444-445, 1995.)
- Femme de 34 ans. Deux semaines après la 2` injection (Engerix).
(Service de dermatologie, hôpital Di Cattinara, Trieste, Italie. Trevisan G. : « HBV vaccination and lichen planus », Giornale italiano di dermatologia e venerologia, 128 (10) : 545-48, 1993.)
Fatigue
- Non consulté.
(Houle A. : « Allege link between hepatitis B vaccine and chronic fatigue syndrome », Canadian Medical Association Journal, 146 (7) : 1145, 1992.)
Syndromes lupiques
- Garçon de 6 ans. Deux mois après la 3e injection (Engerix, Genhevac).
« Chez notre malade, l'antigène Hbs pourrait intervenir sur les mécanismes de l'immunité cellulaire. Compte tenu de leur rareté, ces accidents surviennent probablement chez des sujets prédisposés. »
(Service de dermatologie de 1 Hôtel-Dieu de Lyon. Grésard P. : « Lupus érythémateux cutané et aphtose buccale après vaccination contre l'hépatite B chez un enfant âgé de 6 ans », Annales dermatologiques, 123 : 657-659, 1596.)
- Femme de 43 arts. Deux semaines après la lie injection (Engerix).
« Les signes cliniques de la maladie après la vaccination suggèrent qu'elle a joué un rôle précipitant dans ce phénomène autoimmun. »
(Services de néphrologie et de médecine interne, hôpital Badalona Germans Trias y Pujol, Barcelone, Espagne. Tudela P. : « Systernic lupus erythematosus and vaccination again.st hepatitis B », Nephron 62 : 236, 1992.)
- Adolescente de 17 ans. Deux semaines après la 3' injection (Engerix).
(Service de pédiatrie du centre hospitalier de Vienne. Mamoux V. : « Lupus érythémateux disséminé et vaccination contre l'hépatite B », Archives Pédiatriques, 307, 1994.)
- Femme de 26 ans. Une semaine après la 1 r' injection (Genhevac).
« Nous pensons que la vaccination petit induire une stimulation immunitaire révélant ou déclenchant une prédisposition génétique. »
(Service de néphrologie, Saint-Pierre, Réunion. Guiserix,J. : « Systemic lupus erythematosus following hepatitis B vaccine », Nephron, 74 : 441, 1996.)
Syndrome néphrétique
- Infirmière de 40 ans. Après la 2e injection (vaccin recombinant).
(Unités rénale et de médecine, hôpital de Coimbra, Portugal. Macario F. : « Nephrotic syndrome after recombinant hepatitis B vaccine », Chnical Nephrology, 43(5) : 349, 1995.)
Surdité
- Médecin de 42 ans. Le jour de la 2` injection (Engerix).
« Une vaccination anti-hépatite B peut donc provoquer une atteinte endo-cochléaire dont l'hypothétique mécanisme est discuté. »
(Service d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, faculté Necker, hôpital Boucicaut. Bonfils P. : « Une surdité de perception fluctuante après un vaccin anti-hépatite B » Annales otolaryngologigues et de chirurgie ceruico-faciale, 113 : 359-61, 1996.)
Acouphènes
- Femme de 37 ans. Deux jours après la 3" injection (Engerix).
(Université de médecine de Loma Linda. Davanipour Z. and Co : « Hepatitis B vaccination and asymetric tinnitus and hearing loss », Clinical Research, 42 : 341, 1994.)
Affections pulmonaires
- Femme de 45 ans. Deux jours après la 2e injection (Engerix).
« La relation temporelle de la vaccination et de la vasculite suggère une hypersensibilité liée aux dépôts de complexes immuns (...). Le corps médical devrait faire attention à ces problèmes potentiels. »
(Hôpital de St. James, Leeds. Allen M.B. : « Pulmonary and cutaneous vasculitis following hepatitis B vaccination », Thorax, 48 : 580-81, 1993.)