|
Le Journal Officiel du
26 mars 2008 nous a fait part que désormais,
le vaccin INFANRIX HEXA (vaccin diphtérique,
tétanique, coquelucheux, poliomyélite,
Haemophilus Influenzae et Hépatite B) allait
être remboursé à 65% (prix public 40,76
Euros). Ce vaccin, fabriqué et commercialisé
par les laboratoires Glaxo Smith Kline (GSK)
depuis début 2004 est un vaccin dit
hexavalent. C'est-à-dire qu’il contient les
cinq valences vaccinales de l’INFANRIX
QUINTA auxquelles on a adjoint la valence du
vaccin contre l’Hépatite B.
Cette vaccination peut être
officiellement utilisée chez le jeune
nourrisson, jusqu’à l’âge de 36 mois, afin
de l’immuniser contre l’hépatite B et cinq
autres maladies d’un coup en la répétant,
selon les recommandations du calendrier
officiel des vaccinations,
à trois reprises (2 mois, 4 mois et rappel
entre 16 à 18 mois).
Cette nouvelle
disposition du Ministère de la Santé est
dans la suite logique de sa campagne de
vaccination généralisée contre l’Hépatite B
chez l’enfant, campagne qu’il a instaurée,
sous l’égide de l’OMS, depuis les années
1994-1995, alors qu’il n’existait et qu’il
n’existe toujours pas, dans notre pays, la
moindre menace épidémique concernant cette
infection, et particulièrement dans
l’enfance. La mise à disposition gratuite et
la banalisation de ce vaccin hexavalent qui
en découlera est un pas de plus dans
l’effort insistant de nos autorités
sanitaires de vouloir à tout prix
« protéger » toute une frange de la
population qui n’est absolument pas
concernée par cette infection qui se propage
par voie sexuelle et sanguine.
Rappelons que deux
vaccins hexavalents contenant la valence
anti-hépatite B étaient commercialisés en
Europe depuis l’années 2000, l’INFANRIX HEXA
(Laboratoires GSK) et son concurrent
français l’HEXAVAX (Aventis Pasteur-MSD).
Rappelons aussi qu’une alerte sérieuse avait
été lancée à propos de l’innocuité de ces
vaccins par l’Agence Européenne du
médicament (EMEA) en avril 2003. On
apprenait alors que cinq observations de
morts subites avaient été recensées dans les
48 heures qui avaient suivi une injection de
rappel vaccinal hexavalent., sur une période
de deux ans et demi en Allemagne et en
Autriche, et ceci chez des enfants de plus
d’un an (âge auquel la mort subite du
nourrisson est exceptionnelle).L’agence
française de pharmacovigilance (AFSSAPS),
dans un communiqué ultérieur,
se voulait rassurante en réaffirmant que « la
balance bénéfice-risque de ces vaccins
combinés, utilisés pour protéger contre six
maladies infectieuses graves, demeurait
favorable » et qu’aucun cas de mort
subite ne lui avait été rapporté en France.
Il était alors cependant troublant de lire,
dans ce même communiqué, que le nombre de
cas observés de morts subites en Allemagne,
même s’il était peu élevé (quatre), était
supérieur au nombre de cas attendus dans
cette tranche d’âge et durant cette même
période. Un reportage diffusé à l’automne
2007, sur la chaîne de télévision « ARTE »,
s’est d’ailleurs fait l’écho de ce sérieux
problème.
Conséquence ou
coïncidence, nous avons appris deux ans plus
tard,
que le vaccin HEXAVAC était retiré du
marché. La raison officielle en était une
variabilité des procédés de production du
composant hépatite B qui pouvait à long
terme diminuer l’efficacité des autres
valences vaccinales qui y étaient associées.
Son concurrent,
l’INFANRIX HEXA, se voit donc à présent
ouvertes les portes d’un marché vaccinal
européen énorme. Sa prise en charge par
l’Assurance maladie dans notre pays va venir
bien sûr y booster ses ventes. En dehors de
cet aspect commercial, des effets pervers
sont cependant à redouter. Je passerai sur
le coût occasionné à notre système
d’Assurance maladie qui avait déjà largement
souffert lors du lancement de cette campagne
vaccinale universelle et au cours de
laquelle trente millions de français avaient
été abusivement vaccinés sous l’influence
d’un marketing pro-vaccinal basé sur la peur
et la désinformation. Je passerai sur le
coût des examens, des hospitalisations et
des indemnisations accordées aux centaines
de victimes d’effets indésirables
post-vaccinaux et qui risque de s’amplifier.
Le risque principal
est ailleurs. L'inclusion du vaccin contre
l'hépatite B dans un « kit polyvaccinal »
fera passer la pilule en douceur, s’il l’on
peut s’exprimer ainsi. Le médecin
prescripteur n'aura même plus besoin de
prononcer le mot qui fâche ou fait sursauter
(hépatite B), il prescrira INFANRIX HEXA sur
l’ordonnance et le tour sera joué. Le
Ministère de la Santé espère bien sûr par
cette technique astucieuse, sournoise
diraient certains, augmenter la couverture
vaccinale contre l'hépatite B dans notre
pays, couverture qui plafonne chez le
nourrisson aux alentours de 30 % malgré tous
les messages officiels de réassurance sur
l'innocuité totale de ce vaccin.. Il va
proposer une vaccination gratuite à une
clientèle que l'on peut qualifier de
captive, chez qui l’on pratique à plusieurs
reprises des injections de vaccins en série
sans ne plus trop savoir de quel vaccin il
s’agit tant ils se multiplient d’année en
année.
C'est à dire qu'en
pratique, des nourrissons vont être vaccinés
contre l'hépatite B sans que la plupart de
leurs parents le sachent vraiment ou n'aient
à dire ce qu'ils en pensent. Quelques mois
ou années plus tard, certains d’entre eux
découvrirons avec étonnement ou stupeur que
leur enfant a été vacciné contre l'hépatite
B sans qu'ils ne l'aient su ou qu'on les ait
même informés. Autre cas de figure, des
enfants risquent de recevoir deux fois le
vaccin contre l'hépatite B, une fois avec
cet INFANRIX HEXA (qui ne dit pas son nom)
et une autre fois, de façon séparée et
isolée, si jamais les parents vont voir un
autre médecin qui ne prête pas attention et
ne regarde que la case restée vide du
vaccin hépatite B dans le carnet de santé.
Le code de déontologie
du Conseil de l’Ordre des Médecins est en
principe là pour veiller au grain.
Je ne suis malheureusement pas persuadé que
tous les praticiens respecteront ce droit du
patient à l'information (ou de ses
représentants pour un mineur) et
s'autoriseront à penser, à la place des
parents, que leurs convictions vaccinales en
matière d’Hépatite B sont le meilleur choix
pour tous les enfants qu'on leur confie. La
rapidité excessive des consultations
médicales découlant du paiement à l’acte, ne
permettra pas de respecter souvent toute
l’information nécessaire. La lassitude, la
routine et la banalisation du geste vaccinal
feront le reste.
Il faut enfin souligner que le calendrier
vaccinal français actuel recommande de
réaliser le même jour, en un site différent,
le vaccin "PREVENAR" qui associe sept
valences différentes de Pneumocoques. C'est
donc maintenant quasiment 6 + 7 = 13 vaccins
que l'on nous incite à injecter le même jour
chez un nourrisson de 2 mois, au système
immunitaire en pleine évolution. On peut
bien évidemment rester très perplexe voire
très inquiet sur les bienfaits à long terme
de telles sollicitations immunitaires ultra
précoces et répétitives.
Chacun connaît déjà les effets indésirables,
sclérose en plaques (SEP), maladies
auto-immunes, myofasciite à macrophages…qui
ont été décrits dans les suites du vaccin
contre l’hépatite B chez l’adulte.
L’association REVAHB (Réseau des victimes du
vaccin de l’Hépatite B) a grandement
contribué à en recenser la liste. Cette
association a pu jouer un rôle éminent de
vaccinovigilance en France, en obligeant les
organismes officiels de l’AFSSAPS à en
reconnaître la réalité et à multiplier les
études épidémiologiques. Ces effets
indésirables, encore niés par la majorité du
corps médical, n’ont pu être prouvés
scientifiquement de façon formelle du fait
de leur caractère finalement rare. Ceci
nécessiterait des études statistiques sur de
plus larges franges de population. Une seule
étude, réalisée sur un échantillon de
population britannique, s’est révélée
nettement démonstrative,
en retrouvant un risque multiplié par 3,1,
par rapport à une population témoin non
vaccinée, de voir apparaître une SEP dans
les trois années qui suivent une vaccination
contre l’Hépatite B.
Nos autorités
sanitaires ont donc pris des précautions
avant de relancer cette vaccination des
nourrissons et des enfants. Une étude sur la
population pédiatrique française atteinte de
SEP a été publiée récemment
et laisserait à penser que les SEP
pédiatriques ne seraient pas plus fréquentes
dans la population vaccinée contre
l’hépatite B. Les critiques méthodologiques
de ce papier sont indéniables.
Cette étude permettra cependant à nos
responsables sanitaires de se dédouaner en
cas de problèmes post-vaccinal et de nier
toute possibilité d’effet indésirable,
publication scientifique à l’appui. Même si
les problèmes de santé rencontrés chez
l’enfant dans les suites de cette
vaccination paraissant beaucoup plus
exceptionnels que chez l’adulte, ils n’en
sont pas moins graves. L’association REVAHB
a malheureusement eu à en connaître
quelques-uns, en dehors des SEP que l’on
pointe trop facilement comme seul problème
potentiel. D’autres manifestations
neurologiques ont été rapportées : névrite
optique, myélite, leuco-encéphalite,
syndrome de Guillain Barré. Le laboratoire
SKB a d’ailleurs été condamné par la Justice
du Maroc pour la survenue quelques jours
après un vaccin ENGERIX B de cette affection
chez un jeune garçon de 19 mois qui en a
gardé depuis des séquelles graves.
Des maladies auto-immunes sont aussi
rapportées : polyarthrite rhumatoïde,
dermatomyosite, hépatite auto-immune,
diabète, thrombopénie…
On ne voit d’ailleurs
pas pourquoi une vaccination qui déclenche
parfois des problèmes graves de santé chez
l’adulte, personnes probablement
prédisposées, serait totalement anodine chez
le jeune enfant. Même si les manifestations
sont différentes et semble-t-il beaucoup
plus exceptionnelles, leur existence et leur
gravité sont trop importantes pour que l’on
puisse faire courir le moindre risque à un
nourrisson en le vaccinant contre une
maladie qu’il ne peut pas contracter à cet
âge de la vie dans notre pays. Le prétexte
de vouloir lui assurer une protection
efficace à l’âge adulte, quelques vingt ou
trente années plus tard est également un
argument fallacieux. Des études de la
protection immunitaire réalisées chez des
adolescents Taïwanais vaccinés dans leur
prime enfance montrent l’absence de toute
mémoire immunitaire deux fois sur trois
L’obstination
dogmatique de nos autorités de Santé à
vouloir faire vacciner toute la population
infantile française contre l’Hépatite B les
oblige à présent à promouvoir une
vaccination banalisée, masquée qui ne dit
pas son nom et engendrera volontairement la
confusion chez beaucoup de parents. Si
jamais de graves complications
post-vaccinales sont à nouveau décrites chez
le jeune enfant, comme on peut
malheureusement le craindre, leur
responsabilité sera à mettre au premier
plan. Pourtant, le négationnisme de toute
possibilité de complication post-vaccinale
continuera d’être la vertu première des
zélateurs infatigables du vaccin contre
l’hépatite B. Au besoin les arguments
mensongers continueront de fleurir (problème
franco-français des SEP post-vaccinales,
absence de myélinisation du nourrisson qui
ne peut donc pas se démyéliniser…). Toute
ressemblance avec des effets indésirables
déjà décrits ne sera donc que le fruit du
plus pur des hasards et le fameux rapport
bénéfice/risque sera sauf…
|
|